C'est d'abord la fraternité qui a été attaquée

C'est d'abord la fraternité qui a été attaquée

synergence
01/07/2015 - 22:51

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J'ai beaucoup hésité à écrire ce mot car je ne mélange pas les lieux, les moments et les sujets, et notamment les moments de la vie publique ou politique avec ceux de l'entreprise.

Je ne l'ai fait qu'une fois, le 18 ou le 19 septembre 1992, deux ou trois jours avant le référendum historique pour le traité de Maastricht, à la demande d'une grande majorité des collaborateurs de l'époque qui voulaient que nous ayons un débat ouvert sur cette question et que je m'exprime personnellement.

 

Ce 8 janvier 2015 à midi, comme l'a proposé le Président de la République, j'observerai cette minute de silence au nom de la liberté d'expression qui est à défendre, mais pas d'abord pour cela.

 

Je le ferai au nom de la fraternité, car la liberté m'importe bien sûr, comme l'égalité, mais ces deux valeurs ne sont rien sans l'ambition de fraternité qui à la fois les contient dans leur dérive potentielle, et les sublime.

 

Pour moi, c'est d'abord la fraternité qui a été attaquée.
La fraternité qui nous unit dans la république française au-delà de toutes nos origines et de toutes nos croyances, mais pas encore assez.

 

Mon voeu le plus cher est que grâce à cet événement, nous sachions en France, construire plus encore qu'aujourd'hui et de façon structurelle et pérenne la vie fraternelle à laquelle je crois que nous aspirons tous.
Ce serait la plus belle réponse qui soit à l'acte commis envers Charlie Hebdo par des individus qui se revendiquent d'une religion qu'ils ne connaissent pas et qu'ils trahissent dans sa douceur, son ouverture et sa tolérance.

 

 

Fraternellement,

Didier Livio